Les attentes et la réalité
Mes origines
Après mon premier article, vous savez que, dans mon imaginaire de petite fille, la Chine est un merveilleux pays plein d’ombrelles et de dragons. Depuis que je parle de mon départ, j’ai été confrontée à beaucoup d’idées reçues et d’appréhensions. Je les ai slalomées en me basant sur le raisonnement du rasoir de Hanlon. Tout de même, je compte en apprendre autant que possible durant mon séjour pour pouvoir partager mes connaissances à mon retour. Cependant, étant moi-même du sud de la France. Je suis habituée à d’immenses paysages naturels et aux ciels si clair que l’on voit les étoiles en levant la tête. J’ai mes propres hésitations. Aussi, les taux de pollution et les larges populations me font toujours un peu peur dans les capitales.
J’ai doucement progressé en commençant à Amsterdam, en vivant à Paris puis à Rome. Seulement, maintenant, j’entre dans la cour des grands (réellement grands) avec Pékin, top 10 des plus grandes villes au monde ! Aussi peuplée que 6 Croaties, ou 10 Paris. J’imagine les villes tels des lieux ambigus. Il y a énormément de monde, mais également beaucoup de solitude et d’anonymat. Il y a des opportunités d’activités et des événements tous les jours, mais aussi beaucoup de groupes fermés et de cliques dans lesquels on n’entre qu’avec “invitation” ou connaissances. Et oui, il faut connaître un artiste avant de découvrir les expositions d’art…
La population de Pékin est équivalente à celle de 10 Paris.
– D’après INSEE et “Population stat”, une source semble plus fiable que l’autre, mais j’ai fait vite.

La ville
J’ai hâte et j’appréhende à la fois. N’être qu’un visage de plus parmi des millions, mais aussi de découvrir la vie sino-cosmopolite de la capitale ! Je compte trouver des endroits où l’on ne parle que mandarin pour me perdre dans l’expérience et apprendre plus vite. Peut-être des vieux cafés ? Dans lesquels je ne pourrai commander que du 红茶1 la première fois que j’irai. Qui sait, après quelques semaines je pourrai demander au personnel des nouvelles de leur famille. Peut-être au don du sang, au marchand de 包子2 bao zi le plus proche ou en faisant du bénévolat ?
Comme j’aime me sentir informée, je me suis renseignée sur les habitudes à prendre pour se protéger de la pollution:
- Il faut aérer le matin avant le premier pic de trafic.
- Porter des masques à partir d’un indice de qualité de l’air de 100.
- Éviter les sports en extérieur.
Imaginez, pour la première fois de ma vie j’aurais une routine de soin du visage pour éviter d’abîmer ma peau. Peut-être ce changement est-il le moment le plus propice pour commencer à adopter de nouvelles habitudes?

L’université des affaires étrangères de Chine a été créée en 1955.
– Wikipédia l’a dit.
Ma vie là bas
Du côté universitaire, il me tarde de commencer les cours3 et d’assimiler un énième système scolaire (après la France, le Mexique, les Pays-Bas et l’Italie). L’université des affaires étrangères de Chine a été créée en 1955. Tous les sites qui en parlent disent qu’elle propose une éducation d’une intégrité intellectuelle et excellence académique unique. J’ai hâte d’en avoir l’expérience. Il y a de nombreuses manières de découvrir une culture, mais les méthodes (et la qualité) d’enseignement permettent de refléter le savoir et les habitudes locales. Je suis sûre que l’université me réserve bien des surprises !
Fidèle à mes habitudes, je compte faire du sport et m’investir dans la vie du campus ou de la communauté locale. J’espère que mon emploi du temps me le permettra. Ces activités m’offriraient beaucoup plus d’occasions pour apprendre le mandarin et m’intégrer. Mais toutes mes idées d’activités resteront des rêves tant que je n’aurais pas fini toute la partie administrative et pratique de cette période de transition. En effet, il va me falloir un nouveau numéro de téléphone, un compte en banque, m’enregistrer au commissariat et à l’ambassade, etc.
Je débarque dimanche soir, donc mon article la semaine prochaine sera a propos de mon épopée aérienne et mes premières impressions.

